Ces derniers mois, plusieurs fournisseurs technologiques mondiaux ont été touchés par des attaques de ransomware. Des entreprises solides, dotées de moyens conséquents, avec des équipes IT expérimentées et des budgets de sécurité que peu de PME peuvent se permettre. Et pourtant, elles ont été touchées.
Personne n’est à l’abri, pas même les prestataires IT
La leçon de ces incidents est simple, mais on a parfois tendance à l’oublier : ni les grands groupes, ni les PME, ni même les prestataires IT eux-mêmes ne sont à l’abri d’une cyberattaque. La taille de l’entreprise ou la maturité apparente de son infrastructure ne garantit rien.
En tant qu’intégrateur, nous accompagnons nos clients au quotidien dans la protection de leurs données, de leurs infrastructures et de leurs systèmes critiques. Mais cette exigence de sécurité, nous devons d’abord nous l’appliquer à nous-mêmes. Nos propres systèmes internes, les dossiers de nos clients, nos infrastructures opérationnelles : tout cela doit être protégé au même niveau que ce que nous recommandons à nos clients. C’est une question de confiance, de continuité d’activité, et, sur le long terme, de crédibilité dans un environnement numérique de plus en plus exposé.
Les PME ne sont pas épargnées, bien au contraire
Contrairement à une idée reçue, les grandes entreprises technologiques ne sont pas les cibles privilégiées des ransomwares — elles ont simplement plus de visibilité médiatique quand l’incident survient. Les PME, elles, sont souvent perçues par les attaquants comme des cibles plus accessibles : moins de moyens dédiés à la sécurité, des sauvegardes parfois anciennes ou jamais testées, et une dépendance forte à un nombre réduit d’outils métier dont l’indisponibilité paralyse immédiatement l’activité.
Une bonne stratégie de sauvegarde ne suffit d’ailleurs pas à elle seule : elle doit s’accompagner d’un plan de réaction clair pour les premières heures qui suivent la détection d’un incident. C’est tout l’enjeu d’un plan de réponse aux incidents, que nous détaillons dans notre article Que faire dans les premières minutes après une cyberattaque.
Les 4 piliers d’une stratégie de sauvegarde qui résiste au ransomware
Face à un ransomware, la qualité de votre stratégie de sauvegarde fait toute la différence entre un incident maîtrisé en quelques heures et une paralysie de plusieurs semaines. Concrètement, une sauvegarde réellement résiliente repose sur quatre principes :
- Des sauvegardes immuables : elles ne peuvent être ni altérées ni chiffrées par un ransomware, même si celui-ci parvient à se propager jusqu’au serveur de sauvegarde.
- Une isolation air-gap : une isolation physique ou logique des données de sauvegarde, pour qu’un incident sur le réseau de production ne puisse pas atteindre la copie de secours.
- Une vérification automatique de l’intégrité : une sauvegarde n’a de valeur que si elle est réellement exploitable. Il ne s’agit pas seulement de copier les données « au cas où », mais de vérifier régulièrement qu’elles sont saines et restaurables.
- Une capacité de restauration rapide : en cas d’incident, c’est la vitesse de restauration qui limite l’impact réel sur l’activité — pas seulement l’existence d’une sauvegarde quelque part.
Ce que nous mettons en place chez nos clients
C’est exactement ce que permettent les appliances de sauvegarde de dernière génération, comme la gamme ActiveProtect de Synology que nous déployons chez nos clients : protéger les données en quelques minutes, avec sauvegarde immuable, isolation air-gap, contrôle d’intégrité automatique et restauration quasi instantanée directement depuis l’appliance, pour réduire au maximum les interruptions en cas de sinistre.
La cybersécurité n’est pas qu’un sujet technique réservé à la DSI. C’est un sujet de résilience d’entreprise : la capacité à continuer à facturer, à livrer, à répondre à vos clients, même le lendemain d’un incident grave.
Se préparer avant l’incident : le plan de réponse
Une bonne stratégie de sauvegarde protège les données, mais elle ne suffit pas à elle seule à limiter l’impact d’une cyberattaque. Sans plan de réponse formalisé, chaque minute passée à décider qui fait quoi est une minute de plus d’arrêt d’activité.
Un plan de réponse aux incidents efficace répond à quelques questions simples, mais qui doivent être tranchées à froid, avant la crise : qui décide de couper tel ou tel accès réseau ? Qui prévient les clients et partenaires, et avec quel message ? Qui contacte l’assurance cyber, et sous quel délai ? Ces décisions, prises dans l’urgence sans préparation, coûtent souvent plus cher que l’attaque elle-même.
Les bons réflexes dès les premiers signes
Ralentissements inhabituels, fichiers soudainement illisibles, alertes de connexions suspectes : ce sont souvent les tout premiers signaux d’une attaque en cours, bien avant le message de rançon. Isoler rapidement les machines concernées du réseau, sans les éteindre pour préserver les preuves, et alerter immédiatement le prestataire IT ou l’équipe sécurité, permet souvent de limiter très fortement la propagation.
La sensibilisation des équipes, premier rempart contre le ransomware
La grande majorité des ransomwares s’introduisent encore aujourd’hui via un email de phishing ou une pièce jointe piégée. Aussi solide soit l’infrastructure technique, un collaborateur non formé reste souvent le maillon le plus exposé.
Des campagnes de simulation de phishing régulières, couplées à des rappels courts et concrets, réduisent significativement le taux de clic sur les emails frauduleux, bien plus efficacement qu’une formation unique en début d’année vite oubliée.
Évaluer la robustesse de votre stratégie de sauvegarde
Chez Level2 SI, Christophe Maillan accompagne ses clients pour évaluer la robustesse réelle de leur stratégie de sauvegarde de données, dans le cadre d’une démarche globale de cybersécurité adaptée aux PME. Vous voulez savoir si votre organisation résisterait à un scénario de ransomware ?